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Uniformisation de la prévention par les pairs dans les manifestations de la région sierroise

L’association entre environnement festif et consommation d’alcool est une donnée sociale et culturelle avérée. Plus inédit et préoccupant est le changement de rapport à la consommation observable du côté des jeunes d’aujourd’hui : là où il y a quelques années l’ivresse était la conséquence d’une « bonne » soirée, elle semble aujourd’hui être un préalable, une condition pour vivre l’expérience plus intensément.

Ces nouvelles pratiques festives ne manquent pas de questionner le monde de l’évènementiel à propos des risques sanitaires qu’elles génèrent et des enjeux de sécurité qui en découlent. L’inexpérience de la consommation combinée à un univers à priori « sans limite », de défoulement et de libertés inhabituelles, expose le jeune public à des dangers qu’il convient de limiter par la mise en place de dispositifs dédiés.

Depuis plusieurs années, les travailleurs sociaux hors murs de l’Aslec (TSHM) sont présents dans les manifestations festives de la région sierroise. Au fil des ans, ces interventions se sont affinées et les contacts avec les organisateurs renforcés. Depuis 2014, des séances entre les organisateurs et les membres de l’Aslec ont été réalisés afin de proposer les bases d’un projet qui s’inscrit dans une politique de réduction de risques en espace festif.

Coaché en amont par les travailleurs sociaux hors murs de l’Aslec, des jeunes de la région sierroise sont mobilisés afin d’arpenter l’évènement et ses abords. Au bénéfice d’une journée de formation dispensée par Addiction Valais, ils s’engagent dans l’accueil bienveillant et l’accompagnement du jeune public. Munis de bouteilles d’eau et fort d’un large réseau, ils initient le dialogue avec les jeunes de leur âge dans le but de jauger les situations, d’identifier les facteurs de risques et de prévenir les éventuelles déprédations, consommations excessives et violences.

Ces jeunes sont intégrés au service de sécurité des manifestations. Ils connaissent les organisateurs et travaillent conjointement avec eux. Ils sont engagés uniquement dans un objectif d’observation et de prévention. Un contact est établi avec les agents de sécurité et les samaritains pour que, le cas échéant, ils puissent se faire le relais des situations qui pourraient les dépasser.

Les travailleurs sociaux les coachent en amont, peuvent-être présents dans les manifestations et débriefent une fois l’événement terminé. Cette « prévention par les pairs » offre un regard supplémentaire et des compétences sociales avérées, qui permettent d’établir le lien et un dialogue entre ces publics vulnérables et l’événement qui les accueille. 

Article du Nouvelliste